Ce que j’ai appris dans le cours de gestion des connaissances

Ce cours et une fenêtre sur le future, un aperçu de ce que l’éducation pourrait (et devrait être) : basée sur l’échange et la collaboration, l’envie d’apprendre et surtout pas centrée sur les notes et une mémoire vive qui s’efface après l’examen final.

Pami les concepts, les plus importants et les plus récurrents dans le cours, il y a le big data, la curation de données, la blockchain, le machine learning, l’intelligence artificielle et l’intelligence collective.

Pour faire court, voici le concentré d’un semestre en 5000 caractères. À l’heure du big data les données et métadonnées se multiplient sans fin. Les métadonnées aident à suivre et classer les données : des étiquettes. L’abondance de ces données c’est le big data. Le big data c’est l’ensemble des données générées par toute activité en ligne. Rien ne se perd tout se sauvegarde. Les big data sont des ensembles de données extrêmement importants qui peuvent être analysés grâce à des algorithmes pour révéler des tendances et des associations, en particulier en ce qui concerne le comportement et les interactions humaines (politique, finance, sites sociaux, etc.)Pour ne pas se noyer dans ces torrents de données on peut faire de la curation de données : c’est tout simplement le fait de répertorier des informations sous différents formats par thèmes pour pouvoir les utiliser plus tard. Pour faire la curation de données, il faut d’abord avoir accès aux données. La Blockchain est justement là pour ça. Prenez une exposition de Yayoi Kusama, remplacez les infinity mirrors par des cables ethernet ça vous donne la Blockchain. C’est une base de données décentralisée et synchronisée entre plusieurs serveurs permettant la sauvegarde de données en blocs, d’où le nom de Blockchain … Pas de retour en arrière avec la Blockchain car les données sont partagées en temps réel d’une façon autonome. En parlant d’autonomie, le machine learning ça c’est de l’autonomie. Des machines qui s’adaptent aux situations et adaptent les algorithmes aux nouvelles réponses et erreurs enregistrées. L’origine du machine learning c’est l’intelligence artificielle. Rien à voir avec la Mother Brain de metroid. L’intelligence artificielle c’est tout simplement lorsque des algorithmes sont basés sur des processus cognitifs s’inspirant de ceux des êtres humains. Une machine ne réfléchit pas mais peut suivre une liste de commandes menant à une prise de décision. Enfin toutes ces technologies et ces pratiques contribuent à la diffusion d’une intelligence collective (comme ce fut le cas à une micro-échelle en classe). L’intelligence collective comme le nom l’indique est une intelligence partagée et en constante évolution qui aide une population à s’épanouir.

Tous ces concepts aident à mieux comprendre le traitement de l’information et à avoir une idée des flux d’information. Comme le dit si bien Luciano Floridi dans The Fourth Revolution: « ICTs are great in making information available; they are less successful in making it accessible, and even less so in making it usable ». Le défi aujourd’hui c’est de pouvoir naviguer dans les torrents d’information sans se laisser transporter par les courants d’information.

En plus d’apprendre de nouveaux concepts, ce cours m’a surtout aidé à mettre de l’ordre dans mes idées, notamment en mettant des noms sur des concepts que je connaissais ou que je croyais connaitre sans pour autant savoir expliquer. La curation de données par exemple c’est quelque chose que je fais depuis que j’ai commencé à naviguer sur internet grâce aux gestionnaires des favoris mais sans jamais prendre le temps de réfléchir à un éventuel nom pour cette pratique.

Il y a eu aussi la redécouverte de mots qu’on utilise à tort et à travers comme, une source d’information, un symbole, un indice, un signe et une icône. Là encore pour faire court : un symbole est une représentation qui prend un sens conventionnel dans la relation signifiant-signifié, (un ensemble de lettres prennent un sens pour les personnes connaissant le sens conventionnel) ; une icône est tout ce qui représente quelque chose directement (un portrait par exemple) ; un indice est une trace résultant d’un contact direct avec un objet ou un être vivant ; une source est une personne d’où provient l’information, donc un support d’information (Wikipédia par exemple, connu comme étant la « source d’information » non fiable par excellence) ne peut pas être une source. Une question qui revenait souvent dans le cours est celle de la possibilité d’avoir des machines qui rivalisent avec le cerveau humain. Personnellement je ne pense pas que cela soit possible ; les machines sont créées par l’homme et s’il y a une inquiétude à avoir c’est précisément sur cela qu’il s’interroger. Les machines sont au service de l’homme, ou plutôt au service de certains au dépend d’autres. Il est évidemment trop tard pour se poser cette question mais est-ce que nous connaissons vraiment nos intérêts pour produire des machines aussi puissantes et accessibles ?

Avec l’évolution des technologies de l’information et de la communication, internet n’est plus réservé aux recherches rapides et au divertissement, il facilite un peu plus la vie d’année en année en échange de nos informations privées. La morale dans tout ça, c’est que Facebook n’est qu’un porte-drapeau de la nouvelle ère zéro-vie-privée car jusque-là nous avions le choix d’utiliser ce genre de services mais lorsque la transition vers la « on-life » comme l’appelle Luciano Floridi sera terminée nous n’aurons plus le choix car tout se fera exclusivement en ligne (documents officiels, travail, études, vie sociale, divertissement, opérations bancaires). La société datacentrique comme l’appelle Professeur Pierre Lévy sera une société où tout le monde peut s’exprimer à grande échelle et peut avoir accès à l’information à tout moment et en tout lieu. Ça sera aussi une société où nos données seront toujours en péril et où notre vie peut être retracée à la seconde et au millimètre près. Pour certains cette société est encore à des années lumières. Pour d’autres la transition est en marche. Pour d’autres encore, nous vivons déjà dans le future. Après, tout cela n’est qu’une question de sémantique, il faudrait déjà qu’on soit tous d’accord sur ce que l’on veut dire par future. IMEL anyone ?

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